
Joconde
Vénus anadyomène
- Date
- 1er siècle;19e siècle
- Medium
- marbre
- Department
- musée Condé, Chantilly
- Institution
- Joconde
- Object ID
- M5052000129
From the Joconde record
Aphrodite se tient debout, à demi nue, en appui sur la jambe gauche, la jambe libre légèrement dégagée vers l'arrière, le talon détaché du sol. Le torse se distingue par la fluidité de ses volumes et le nombril inscrit dans une dépression nettement triangulaire. La déesse, tête penchée vers la gauche, lève les bras pour tordre ses cheveux. Le bras gauche est contre le sein, le bras droit davantage élevé. Le bord du manteau, noué bas sur les hanches dessine une ligne oblique inverse à celle des bras : il descend de la hanche gauche vers la hanche droite. Son noeud libère une série de plis en serviette. Le visage de la déesse est particulièrement idéalisé : les arcades sourcilières dessinent notamment des arcs très réguliers. Sa chevelure s'organise autour d'une raie médiane, soigneusement ordonnée en mèches ondulées. L'image illustre la toilette d'Aphrodite : la déesse vient de draper ses hanches et sèche sa chevelure. Au IVème siècle avant J.-C., Apelle avait peint le sujet. Le tableau, transféré à Rome dans le temple de César, est décrit par Pline l'Ancien avec enthousiasme comme une oeuvre majeure du maître (H. N. XXXV, 79-97). A l'origine de la série de statues qui nous est parvenue, un prototype du IIIème siècle avant J.-C., inspiré par cette peinture célèbre et les Aphrodite de Praxitèle, a été suggéré (Brinkerhoff, op. cit.). Il aurait peut-être été créé à Alexandrie. La très relative ressemblance entre le visage de la statue du Vatican et les portraits de la reine d'Egypte Arsinoë III, vénérée sous les traits d'Aphrodite après sa mort dans les cultes ptolémaïques, serait un indice, tout comme la provenance alexandrine de plusieurs statuettes (Ny Carlesberg,Glyptothek, op. cit.). Si le traitement du manteau n'interdit pas un modèle du IIIème siècle, la création du type statuaire à Alexandrie reste néanmoins hypothétique. Le motif est fréquemment utilisé par les Romains au Ier siècle. Il est attesté à Pompéi par une statue découverte dans le temple d'Isis (Encyclopédie photographique, III, 226-27)
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Provenance & credit
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- Provenance
- achat de la collection du prince de Salerne, 1854 ; Henri d'Orléans duc d'Aumale. Fait partie d'un ensemble de marbres romains acquis, en 1854, avec la collection que le prince de Salerne possédait à Naples.
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