Joconde
déesse dans son temple
- Date
- 3e siècle;4e siècle
- Medium
- argile, cuisson, moulé, peint, engobe
- Department
- musée d'art et d'archéologie du Pays de Laon, Laon
- Institution
- Joconde
Argile rose riche en silice. Engobe épais, clair. Temple: devant et revers assemblés sur le côté, raccords visibles. Déesse: Moulée en deux parties, devant et dos, raccords visibles. Les côtés de l'édicule, non décorés, sont percés, vers la façade, d'un trou à 7 cm du soubassement. Peut-être s'agit-il, à l'imitation d'édifices de plus grandes dimensions, d'un orifice ménagé pour passer un bâton et porter cet édicule en procession. Le revers est plat. La partie centrale du fronton semble avoir été décorée à la peinture si l'on en juge par les traces rouges subsistantes. ; L'édicule, dont la façade est inclinée vers l'arrière, a un fronton cintré et une large ouverture rectangulaire qui laisse apparaître le corps de la divinité, la tête de celle-ci étant cachée derrière le fronton. Le soubassement du naiskos, incurvé, supporte un socle marqué d'une rainure horizontale et sur lequel repose, de chaque côté de l'ouverture, une colonne marquée de stries et cannelures et dont la base et le chapiteau sont représentés par des rainures horizontales. L'entablement, sur l'ouverture, est divisé en trois parties, également par des rainures horizontales qui se poursuivent sur les côtés. La partie centrale du fronton, dont la courbure est marquée par des incisions, semble avoir été décorée à la peinture, si l'on en juge par les traces rouges subsistantes. La statuette repose sur un socle ovale. La divinité, assise sur un trône au dossier arrondi, porte un vêtement au drapé plissé qui enveloppe le corps sans en laisser deviner les formes. Les pieds reposent sur un piédestal. Les bras et les mains (informes) reposent sur les accoudoirs. La coiffure, travaillée à l'ébauchoir pour représenter des tresses, se présente comme un coussin rapporté et posé sur une chevelure bouclée de faible épaisseur. Ce style de coiffure, adopté par les romaines à l'époque sévérienne. Examen par thermoluminescence effectué par J. Gautier au Laboratoire de Recherche des Musées de France. Rapport 1184 C du 25-10-1983. A Chypre, comme en d'autres pays du Proche-Orient, Egypte, Syrie, Palestine, les représentations de sanctuaires miniatures ont un long passé. La coiffure de la statuette est du style de celui adopté par les romaines à l'époque sévérienne ce qui confirme les analyses du laboratoire.
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